dimanche 24 novembre 2013

De vivre, tout simplement…

En continuant de m’inspirer…
Aujourd’hui par Paul dans ses lettres aux Galates : « Chacun récolte ce qu'il a semé. »
Autrement dit, tout se paie ici-bas.
La nature est extraordinaire, elle se charge elle-même de tout ce qui s’est fait sans elle…
Et la grande nouvelle, c’est qu’on passera tous par la caisse, grands et petits, artistes et politiciens, hommes et femmes, jeunes et vieux, rebelles et opposants, même ceux qui n’ont rien acheté et qui ont seulement regardé… la sortie c’est par la caisse !
Pour les autres, on paiera tous notre kadi-panier-article-renseignement.

George Bernard Shaw a dit : "Les gens incriminent sans cesse le destin pour justifier ce qu'ils sont. Je ne crois pas au destin. Les gens qui font leur chemin dans la vie sont ceux qui se lèvent le matin et qui cherchent, et même créent, les circonstances qui leur sont favorables".

Faites ce que vous n'avez pas l'habitude de faire...

Un fermier peut semer tout ce qu'il veut. Imaginez qu'il sème du blé en même temps qu'une plante toxique. La terre rendra la plante toxique aussi abondante que le blé. Votre esprit est bien plus fertile, mais le même principe s'applique.



Peu importe que vous semiez le succès ou l'échec, le bien ou le mal, l'anxiété ou la paix, vous récolterez ce que vous aurez semé. L’un des livres les plus inspirants de la terre, la Bible dit : "Celui qui sème pour sa chair, moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sème pour l'Esprit, moissonnera de l'Esprit la vie éternelle" (Galates 6.8).

Qu’est-ce que ça veut dire en pratique ?
Exemple : Avoir une identité et des aspirations. Avoir du pouvoir et du cash à ne pas savoir quoi en faire dans un coin où tout est à créer… on le mettrait à disposition de sa progéniture ou de sa population ? Qui nous le rendra mieux, progéniture ou population ?
Tout ça pour dire gauchement que le Congo est à construire, ce n’est pas un leurre…
On a réussi à créer par la force des choses une nouvelle classe sociale effarante, où se mélangent riches et pauvres, gouvernants et gouvernés… là n’est pas la question… sa caractéristique principale est le creux, le « spectacularly empty »… C’est dommage que l’élite se désintéresse à ce point de la politique, la laissant à ces courageux opportunistes qui sont désormais les maîtres et font la loi.  Si elle est là, l'élite, elle est en nombre très réduit. Du coup, on ne travaille plus vraiment pour la pérennité, c’est le règne du « hic et nunc » - ici et maintenant, demain ne nous appartient plus et de toutes les façons demain nous ne serons pas là !
Alors que demain, justement, nous appartient encore plus et d’avantage. Ma fille sera dans la gestion de la société nationale d’électricité – SNEL, que mon fils sera sur terrain dans le Mayumbe… Qu’est-ce qu’on croit ? Que nos enfants sont tous qui canadiens, qui français, qui belges et donc le Congo, rien à foutre ? Bêtise ! Ils vont être propriétaires de maisons qu’on doit payer 25 ans ? Ils vont hériter d’un petit paiement de 5 ans, ce n’est rien, c’est cela, on a diminué largement les années restantes ? On aura bossé pour eux toute notre vie pour leur payer le droit d’affirmer leur « citoyenneté »  par un bien immeuble !   
En tout cas. Le Congo existe aussi, quelque part, juste se le rappeler. 
Il y a une reconnaissance tellement valorisante de la part de ceux à qui on ne doit rien… Je ferme ma parenthèse, qui n’est pas de George Bernard Shaw.  

Si vous désirez réussir dans votre vie quotidienne, apprenez à mieux connaître Dieu dans sa Parole et dans la prière.
Si c’est trop dur à faire ou à comprendre, disons-le autrement : Chaque jour, mettez-vous au service de quelqu'un, affrontez une difficulté qui vous dépasse, encouragez ceux que vous croisez. Commencez à combattre une vieille habitude, faites quelque chose pour celui qui ne pourra pas vous le rendre, réjouissez-vous pour chaque journée et non pour le week-end seulement.
Faites ce que vous n'avez pas l'habitude de faire, soyez reconnaissant de ce que vous avez, demandez éventuellement de l'aide et donnez à Dieu le meilleur de vos journées. Je dis Dieu, vous pouvez dire les autres, dans l’ailleurs, au-delà de l’atlantique…
C’est pareil selon l’endroit où on se positionne… Moi ma direction, je le disais en ce début d’année 2013, c’est de garder le sourire et de continuer de passer à travers toutes les mochitudes – on est au Canada et j’invente mon français, si, si… Et puis pour être passée à travers, franchement, ça mérite un mot nouveau pour décrire un certain type d’humain, une certaine attitude, un certain comportement ou simplement les adeptes des mochitudes

Chance et malchance n’existent pas, tout est question d’attitude.  
Ceux qui se croient malchanceux agissent différemment que les personnes qui s’estiment globalement vernies. Richard Wisemane, professeur de psychologie à l'Université d’Hertfordshire, a examiné ce phénomène lors d’une expérience menée pendant 10 ans. Il en est ressorti que les chanceux abordent leur vie de façon différente. Mais aussi que le « malchanceux » peut ajuster son comportement pour voir sa vie changer. En effet, en étant optimiste on crée une dynamique positive. On se trouve moins paralysé devant les événements et on peut les tourner en notre faveur grâce à des solutions créatives.
C’est là qu’on parle du Carpe diem
On ne parle pas de beuveries et d’excès parce que ce serait aujourd’hui ou jamais. Non. Pas que cela. Mais bien plus que cela.
La chance sourit à ceux qui ne reportent pas au lendemain ce qu’ils peuvent faire le jour même. Comme l'écrit le psychiatre Mark Banschick dans Psychology Today et repris par le HuffingtonPost, "un évènement que vous remettez à plus tard est un événement qui ne se reproduira jamais – au grand jamais. Il y aura peut-être une opportunité similaire dans le futur, mais ce ne sera pas la même opportunité – et vous ne serez pas la même personne. Le temps nous transforme." Pas de procrastination qui tienne donc.

Un chanceux est juste une personne plus concentrée, alerte et tournée vers l’action. Il veut être producteur et non consommateur. Il crée, il bouge.
Ceux qui se considèrent comme malchanceux sont plus immobiles, anxieux et ont davantage de mal à se focaliser sur quelque chose, surtout en cas de situation inattendue. Une réaction-brouillon qui nuirait à l’efficacité et la réussite d’une action…



jeudi 26 septembre 2013

De partager ce texte de mon frère numéro un sur ce non-sens à l'Est du Congo: "On aurait pu s’entendre..."

J’aimais chez toi ce côté romantique, fragile…
J’aimais ta finesse, ta délicatesse, cette façon de t’abandonner à moi
J’aimais ce côté respectueux et pourtant voluptueux…
Avec toi le temps se suspendait à mes désirs, à mes fantasmes…

On aurait pu s’entendre…

Mais un mur s’est élevé entre nous
Une muraille de méfiance

Entre nous, il y a tous ces morts, toute cette violence
Entre nous, il y a ton silence et ton absence face à ma détresse

Même si tu n’y peux rien, ce sont les tiens qui l’ont fait
Mes larmes se sont taries, ma voix s’est tue, incapable de dire pourquoi cela nous est arrivé

Mon cœur s’est fermé à toi, gardant prisonnière dans son palais la chimère d’une histoire d’amour improbable


On aurait pu s’entendre…



Mais le pont s’est brisé
La bombe de la convoitise de nos richesses l’a fait sautée
La folie et l’inconscience de tes dirigeants a guidé leur main

Le soir tombe et l’obscurité pénètre l’horizon de nos relations
Je ne saurais plus désormais où j’en suis avec toi
Un jour peut-être…
Mais ce soir, je garde ma porte fermée et je tente de guérir mes plaies…

On aurait pu s’entendre…


Gaston Bula Mumbu
Août 2012
(Une pensée sur ma difficulté à envisage une relation avec ceux qui sont en face de nous dans cette guerre qui sévit à l’Est du Congo. J’ai un aveu à faire et il m’est fort personnel…mais tu peux le partager petite-sœur, depuis le temps !)


Voilà, c’est fait. Beau texte de mon frère encore d’actualité plus d’an après sa rédaction…
La photo a été retravaillée par une amie en rajoutant le Congo dans le parcours de la « faucheuse »… joli travail CMK !

Pour le reste, djo : « Tabala-yi »… et que chacun fasse sa part. 



mardi 13 août 2013

Des 15 choses à abandonner pour être heureux... et ça ne vient pas de moi !



Par Mylène Vandecasteele


Au cours de notre existence, nous adoptons des habitudes et des comportements qui nous causent de la douleur et du stress. Nos vies ne commencent à s'améliorer que lorsque nous nous rendons compte de l'absurdité de ces attitudes, et que nous prenons des mesures pour les abandonner. 


1/ Abandonnez votre besoin d’avoir toujours raison
Certains d’entre nous ne peuvent supporter l’idée d’avoir tort, et parfois, ils mettent en péril des relations avec des personnes importantes pour eux. Pourtant, cela n’en vaut jamais la peine. Au moment où vous sentez que vous voulez prouver que vous avez raison, demandez-vous: « Est-il plus important que j’aie raison, ou que je sois sympa ? »

2/ Abandonnez votre besoin de contrôle
Laissez tomber votre désir de contrôler toutes les situations, les choses et les personnes autour de vous. Laissez-leur la possibilité d’être tels qu’ils sont réellement et vous vous sentirez bien mieux.

3/ Cessez les reproches
Abandonnez votre besoin de blâmer les autres pour ce que vous n’avez pas ou ce que vous ressentez, ou ne ressentez pas. Cessez d’abandonner vos pouvoirs et reprenez la responsabilité de votre vie.

4/ Abandonnez la négativité
Cessez de vous apitoyer sur vous-même et de n’envisager que l’échec. Croyez en vous, et ne croyez pas tout ce que votre esprit vous souffle, surtout si ce sont des pensées négatives et démotivantes.

5/ Abandonnez les limites que vous vous attribuez
Arrêtez-vous de vous donner des limites sur ce que vous pouvez faire, et ne pouvez pas faire. A partir de maintenant, ne laissez plus ces limites s’imposer à vous et déployez vos ailes pour voler aussi haut que vous le pouvez.

6/ Cessez de vous plaindre
Cessez de vous plaindre des situations, des choses, des gens. Personne ou rien ne peut vous rendre malheureux, à moins que vous ne le permettiez. Ce n’est pas la situation qui déclenche ces sentiments en vous, mais plutôt votre façon de l’envisager.

7/ Abandonnez la critique
Arrêtez de critiquer les autres, les choses ou les évènements qui sont différents de vous en permanence. Les gens sont tous uniques, et pourtant ils sont semblables. Nous voulons tous le bonheur, aimer et être aimé. La critique est tout à fait inutile.

8/ Abandonnez le besoin d’impressionner les autres
Cessez de faire tant d’efforts pour être quelqu'un que vous n'êtes pas, uniquement parce que vous voulez vous faire aimer. Les choses ne marchent pas ainsi. Au contraire, au moment où vous tomberez le masque et accepterez d’être vous-même, vous constaterez que les autres seront naturellement attirés par vous.

9/ Cessez toute résistance au changement
Le changement est bon et la seule chose qui vous permettra d’évoluer, d’améliorer votre vie et celle de ceux qui vous entourent. Acceptez le changement de bon augure, ne lui résistez pas.

10/ Abandonnez les étiquettes
Cessez d’étiqueter les choses, les gens, ou les évènements que vous ne comprenez pas ou que trouvez différents, et essayez d’ouvrir peu à peu votre esprit. Votre esprit ne fonctionne que s’il est ouvert à de nouvelles choses.

11/ Abandonnez vos peurs
La peur est une illusion, elle n’existe pas, c’est une chose que vous avez créée.

12/ Cessez les excuses
La plupart du temps, les excuses nous limitent, et elles nous bloquent sur une situation, nous empêchant de nous développer, d’améliorer nos vies et celles des autres. Dans 99,9% des cas, ces excuses ne sont même pas réelles.

13/ Abandonnez le passé
Abandonner le passé n'est pas évident, parce que souvent, il semble tellement mieux que le présent, et l’avenir est si effrayant. Mais le présent est tout ce que vous avez, et vous n’aurez jamais rien d’autre. Cessez de vous illusionner et soyez présent dans tout ce que vous faites et profitez de la vie. Après tout, la vie est un voyage, et non une destination.

14/ Lâchez prise
A partir du moment où vous vous détachez des choses (ce qui ne signifie pas que vous cessez de les aimer, l’amour et l’attachement n’ayant rien à voir l’un avec l’autre), vous devenez paisible, tolérant et serein. Vous pourrez alors comprendre les choses sans avoir à vous forcer.

15/ Cessez de vivre en fonction des attentes des autres
Beaucoup trop de gens se conforment à ce que leurs parents, leurs amis, leurs professeurs, le gouvernement…, attendent d’eux. Ils n’écoutent pas leur voix intérieure. Ils sont tellement soucieux de plaire aux autres qu’ils perdent le contrôle sur leur vie. Vous n’avez qu’une seule vie, c’est ici et maintenant. Vous devez vivre votre vie, et en particulier veiller à ce que l’opinion des autres ne vous écarte pas de la voie que vous vous êtes tracée.

mardi 2 juillet 2013

De continuer le voyage dans la pensée des grands Hommes... Aujourd’hui, dans celle de Jean de LA FONTAINE (1621-1695)


Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! Bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

C’est avec cette phrase ô combien sensée que s’arrête la fable et commence la vraie vie : « Allez ! » comme dit souvent Joyce Meyer après une évidence apparue dans ses prêches.

Le corbeau, honteux, confus, piétiné, blessé, ravagé, dupé, trompé, manipulé, abusé, choqué, égratigné, floué, s’est juré qu’on ne le prendrait plus à ce jeu, fini. Et Dieu sait que lorsqu’on fait serment à soi-même, ce n’est pas de la blague… ça n’arrivera plus, that’s it !
Mais franchement, le corbeau aussi, quelle idée de montrer sa belle voix et ses belles manières à l’autre qui n’en avait rien à faire. Tout ce qui l’intéressait, lui, c’était le fromage…
C’est à se demander d’ailleurs s’il l’a toujours, ce fromage !

La moralité séculaire et qui circule depuis tous ces siècles c’est que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, qui le croit. C’est quand même terrible hein.
La chose dont on ne parle pas beaucoup c’est le fait que le corbeau réalise qu’il a beau être petit par rapport au renard, et tout noir, eh bien il a des ailes ! Il est capable de voler, prendre de la hauteur, toucher et sillonner le ciel, et, de cet endroit précis voir combien le renard devient petit, tout petit, plus petit que lui.

Aux lendemains des 53 ans de la fête d’indépendance congolaise, il est important de se questionner et se positionner : corbeau ou renard ? On a vite intérêt à opter pour la mentalité de l’envol et arrêter de prétexter à chaque fois cette histoire de fromage… y a d’autres aliments dans le ciel, suffit de s’élever un peu. On chante souvent ce fameux hymne national, le « debout Congolais », mais où est-ce qu’on est debout ? En que faisant ? On a du mal à se créer un lobbying congolais juste parce qu’on est encore dans les « vous les ba… quelque chose » ! On gaspille de l’énergie à se pointer du doigt, et pendant ce temps tous les renards qui nous entourent jubilent, prennent nos fromages et se frottent les mains. Et comme on reste connecté dans nos petites luttes claniques et tribales, on ne voit pas qu’il y a plein d’aliments en dehors du fromage…

Prendre de la hauteur et se jurer que plus jamais aucun flatteur ne vivra à nos dépens :
« Debout Congolais,
Unis par le sort, unis dans l’effort pour l’indépendance
Dressons nos fronts, longtemps courbés,
Et pour de bon, prenons le plus bel élan, dans la paix
Ô peuple ardent
Par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu’avant, dans la paix
Citoyens, entonnez l'hymne sacré de votre solidarité
Fièrement, saluez l'emblème d'or de votre souveraineté
Don béni, Congo !
Des aïeux, Congo !
Ô pays, Congo !
Bien aimé, Congo !
Nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur
Trente juin, ô doux soleil
Trente juin, du trente juin
Jour sacré, soit le témoin,
Jour sacré, de l'immortel
Serment de liberté
Que nous léguons
À notre postérité
Pour toujours »