vendredi 3 janvier 2014

Du « Maintenant ça suffit ! Il faut que ça change… »


C’est le titre du livre écrit il y a quelques années par Yvan Castanou, pasteur titulaire d’Impact Centre Chrétien.

Livre pour lequel il existe un audio dans lequel Castanou traverse tous les chapitres de son ouvrage. Je l’écoutais beaucoup à Kinshasa puis arrivée ici, cherchant à survivre à une existence insolite, je m’en suis éloignée. Bêtement. Heureusement qu’il n’y a que les morts et les imbéciles qui ne changent pas d’avis ni de perspectives.

 Je l’ai donc réécouté récemment et… wow.

C’est avec lui que je vais poster mon premier message de l’année 2014.

 
Saviez-vous que le vrai nous est un géant qui doit sortir… Et que nous n’avons pas de futur quand nous sommes satisfaits de notre présent… ?

C’est l’un des prérequis des grands accomplissements. Le genre d’insatisfaction face au présent qui doit nous questionner sur notre futur.

C’est cela qui a permis aux frères Right d’inventer l’avion, à Edison d’inventer l’ampoule électrique, à Mandela d’obtenir l’abolition de l’esclavage.

Chacun d’eux a senti le besoin de libérer son potentiel, car chacun est unique.

Et ils ont juste dit stop à la tare qui les gangrenait et qui aurait pu les exterminer, eux ou leur communauté ou leur famille…

Ce sont, toutes, des personnes qui ont refusé de se contenter de leur présent, qui ont refusé le conformisme, qui ont dit non aux boites dans lesquelles on les enfermait. Toutes, des personnes extraordinaires que le monde a eu l’opportunité de connaître et qui, à un moment de leur vie, ont grogné cette exclamation : « Maintenant, ça suffit ! Il faut que ça change… »

Mandela l’a fait dans une Afrique du Sud enfarinée dans l’apartheid.

Le docteur Mukwege le fait dans la partie Est d’un Congo versé dans le viol à outrance de femmes et fillettes.

Jay-z le fait dans une Amérique assez particulière et raciale en faisant partie des Afro-Américains les plus riches dont la fortune est estimée à environ 460 millions de dollars – alors qu’il a grandi dans la galère… 

Chacun d’eux a choisi de faire éclore, manifester, révéler, exprimer leur potentiel. Et surtout de maintenir le cap…

 
Au début de l’année dernière je parlais d’étendre mes limites. Un cap bien maintenu grâce à Celui qui me porte et me propulse.

En me donnant du caractère, des opportunités, des challenges et des victoires… En me permettant chaque jour d’affirmer mon identité première car je ne suis pas le résultat du big bang… oh non, je suis une créature si merveilleuse !

J’en vois qui grincent ironiquement les dents avec un sourire jaune… chacun son dada – son essence… Pour certains ce sont les films x, d’autres le vélo, d’autres la poésie, d’autres encore le cinéma et puis pour certains autres encore, c’est la capacité et le pouvoir de se laisser traverser par l’amour divin. Et franchement, ça fait partie des grâces qui empêchent une vie de frustration, de limitation, de paraître au lieu d’être.

C’est ça qui fait que je ne serais jamais une angoissée, frustrée, opprimée, comprimée, déprimée. Désolée !

 Étendre ses limites, c’est aussi déployer son potentiel et le maximiser. Reconnaître ses atouts et les célébrer, les valoriser.

Ils vont de la sympathie, le savoir-vivre, la gentillesse, le savoir-être, l’humour, la sociabilité à une expertise, un savoir-faire par rapport à un sport, un instrument de musique, une vision politique, etc.

 

« Les endroits les plus riches de la terre sont les cimetières »

C’est là en effet que vous trouvez des rêves jamais réalisés, des livres jamais écrits, des chants jamais chantés, des inventions jamais inventées, des talents jamais exploités, des potentiels jamais libérés…

Et pire, il y a des gens qui sont des cimetières ambulants, qui n’ont rien foutu de leurs talents ni de leurs ressources.

Réveillez-vous, la vie ne vous attendra pas !

Pas capable d’être ce qu’ils sont appelés à être, faire ce qu’ils sont appelés à faire. Sans aucune vision, le genre qui enflamme le cœur, comme celle de Mandela, Lumumba ou Sankara. Ils n'osent pas, ils ne veulent pas, il ne se risquent pas, ils ont plein de prétextes... en passant, l'âge n'est qu'un état d'esprit !

Pour arriver à challenger sa mentalité, d’après Castanou, deux lois observables peuvent nous aider :

-       La loi de l’attraction qui nous fait attirer les personnes qui sont en harmonie avec nos pensées dominantes : les brisés, les rejetés, les fauchés…ou les décomplexés, les nobles, les fins…

-       La loi des correspondances qui démontre que notre monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur… c’est ce qui fait qu’un pauvre – et je parle en terme de mentalité - qui gagne à la loterie ne deviendra jamais millionnaire… intérieur et extérieur ne matchent pas…faut un ajustement...

Les lois sont immuables : on les constate, on ne les conteste pas.

Je travaille quelque part et  là il est beaucoup question d’estime, de confiance et d’image de soi qui sont les fondements de la vie. Et en cela, je crois en effet que ce n’est pas le Q.i. (quotient intellectuel) qui soit la donne la plus pertinente pour réussir sa vie, mais bien le Q.E qui est le quotient émotionnel.

Comment serais-je capable de me déployer dans la vie si je n’ai aucune estime de moi-même, aucune confiance ? Si je ne m’apprécie pas, si j’ai tout le temps besoin de la validation des autres pour exister, aimer, avancer ? Si je dois absolument appeler une personne x avant de prendre une décision ?

Toute dépendance qui perdure, à un moment donné, devient malsaine.

C’est une infantilisation qui ne dit pas son nom…

Dans les relations interpersonnelles comme intercommunautaires.

Regardez les relations nord-sud. On multiplie l’envoi d’experts au début pour instruire, ensuite pour former, et finalement pour accompagner. Et les noms et intitulés de missions changent au gré de l’installation : mission d’exploration, mission pour l’encadrement, mission pour le désarmement, mission de support, mission de je-ne-plus-quoi…

Infantilisation pure et simple. Une façon de dire en silence que seuls vous n’y arriverez pas. Que dis-je, vous n’y arriverez JAMAIS.

C’est important d’arriver à renverser les mauvaises croyances. Ça donne une certaine attitude, qui crée des habitudes qui conduisent à des actions. On peut dire alors qu’on a réussi à initier le processus de survie à la stabilité, de la stabilité au succès, du succès à l’impact.

C’est plus visible à l’individuel. Comment on fait avec un tas de soixante millions de personnes ? Comment on arrive à corriger la perception – le vu, entendu et vécu - de tout ce monde, de tous les congolais ? Et que dire des sept milliards d'habitants de la Terre ?

Parce que ce qui est vrai : les choses qui retiennent notre attention sont celles qui détermineront nos actions…

Pensée et action sont étroitement liées…

Alors, qu’est-ce qu’on fait avec tout ceci pour cette année et celles à venir ?

 

Message du Top Chrétien

En regardant l'année qui vient de s'écouler, que voyez-vous ?

De grands échecs ? Des opportunités gâchées ?

Concernant vos échecs, Dieu dit : "Oui c'est moi qui pardonne tes fautes, parce que je le veux bien. Et je ne m'en souviendrai plus"

Concernant les opportunités gâchées, Dieu dit : "Je vous restituerai les années qu'ont dévorées la sauterelle, le grillon, le criquet et la chenille"

Un sage a dit : "Si nous n'apprenons pas de notre passé, nous sommes condamnés à recommencer". Oui, mais si vous conduisez en regardant toujours dans le rétroviseur, vous finirez dans le fossé.

 Ne restez pas englué dans votre passé, bon ou mauvais. "Ne dis pas : D'où vient que les jours d'autrefois étaient meilleurs que ceux-ci ? Car ta question ne proviendrait pas de la sagesse"

En vieillissant, le danger est de s'intéresser plus au passé qu'à l'avenir.

Une lectrice a écrit au directeur d'un quotidien : "Votre journal n'est plus aussi bon qu'autrefois". Le directeur a répondu : "Mais il ne l'a jamais été !"

Dieu dit : "Je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur"


… Pour finir, je reviens sur Yvan Castanou :

Ce que nous percevons détermine ce que nous recevons dans la vie. En termes de paroles. Des parents, amis, leaders religieux, enseignants, hommes des médias. Nos vulnérabilités remontent de l’enfance, de nos familles, premiers milieux de socialisation…

Des paroles négatives ont dégradé la perception de soi de beaucoup de gens qui nous croisent. À qui les parents ont appris l’amour conditionnel versus l’amour inconditionnel de Dieu… D’où ce besoin paranoïaque et permanent d’être apprécié, validé des autres, troquer l'affection avec des médailles de mérite - bronze argent or, incapables de faire des choix sans les autres…

Tout un conditionnement qui vient de loin…

Des gens qui ont reçu des surnoms selon leur expérience : divorcé, drogué, échec scolaire; des surnoms sur l’apparence : la grosse, la moche; sur la race : le nègre; sur un handicap physique ou émotionnel : le bègue, le têtu, le coléreux, le boiteux…des fois sur le comportement : l'emmerdeur, le con, l'idiot...

On sort alors d’une famille conditionnée pour entrer dans une société classifiée avec un compte émotionnel complètement débité, et si en plus on se tape le luxe de conduire sa Bentley en regardant le rétroviseur - on m'a fait, on m'a dit, c'est la colonisation, c'est mes parents, ce sont les blancs, c'est l'esclavage -, eh ben, on va direct dans le fossé…

Y a des choses constructives dans le passé - du genre à créditer son compte émotionnel - à prendre mais pour les autres affaires, franchement, lâcher prise sinon on est bon pour tourner quarante ans dans le désert…

Les paroles les plus puissantes sont celles que je me dis à moi-même, celles des autres le deviennent quand je l’accepte…

Bonne année à moi et aux miens, je nous souhaite d’être des faiseurs d’exploits par le devenir, l’obtenir, l’accomplir. De recevoir le don de l’imagination pour créer le futur que nous désirons.