mercredi 9 avril 2014

Man up !


C’est ma meilleure expression anglaise de 2014 comme pour certains c’est « purée » en anglais…

Ce que j’aime aussi avec la langue de Shakespeare, c’est de dire « men » ou « guys » que l’on parle à des femmes ou à des hommes ou aux aînés (ouais, je ne dis plus vieux… intégration oblige !) ou encore aux jeunes et même aux gamins… Peut-être pour mettre le focus dans le message en soi et pas ailleurs. .

Puis il y a donc ce « man up »…

Recentre-toi, prends ton homme (humanité) en main, remets-toi en place, fais quelque chose.

La culture de la revendication est légitime.

Et on n’est pas obligé de répondre à la violence par la violence.

Man up !

D’où ça sort ? D’une observation…dans les métros – les transports publics sont l’endroit rêvé pour essayer de faire de la sociologie visuelle rapide… et d’une constatation…dans certaines conversations. En occident, il y a plein de chauves-souris. Des « ni oiseau ni rat » ! Et pas mal de caméléons aussi.

Les gens se ramassent des principes incroyables – z’appellent ça intégration, fruit de la durée de leur immigration, et ne savent plus où placer leurs valeurs et leurs croyances intrinsèques.

Au Québec leur cerveau rempli de neige mange de la poutine et fonctionne avec le moitié-moitié au restaurant. En Wallonie, le cerveau rempli de bière fonctionne avec la dette coloniale et les droits de « l’Histoire ». À Kinshasa le cerveau rempli de musique fonctionne avec l’opportunisme politicien et les logiques populaires. En Californie le cerveau rempli de rêves raffole de la vie des autres et mange des mises en scènes plein de trucages. Etcetera.


Il faut ventiler souvent.

Même s’il n’y a des douleurs qui ne pleurent que de l’intérieur et ne sont pas visibles. Surtout pour ces douleurs-là : ventilation !

De quoi je parle ? Lol. Je métabolise mes douleurs à travers mes postes. J’utilise mon carré d’existence de la manière qui me correspond, avec mes mots. Comme les violeurs avec leur chose, les pimps avec leurs arguments, les escortes avec leur mode de vie, les mathématiciens avec leurs logiques, les escrocs avec leur imposture, les ratés avec leur dysfonctionnement, les athlètes avec leur training, les physiciens, les chercheurs ou les cuisiniers dans leurs fourneaux !

Notre environnement est rempli des gens qui ont fini par devenir « toqué », dans un édifice ou dans la rue.

 
Les experts de la vie sont des vendeurs de chimères.

Parce qu’un expert de la vie, ça n’existe pas… La perfection non plus.

Vivre avec un chat ou domestiquer un léopard ne peut pas nous faire déclarer qu’on connait les félins… Parce qu’on peut très bien se faire bouffer par un lion malgré toute notre connaissance des chats et des léopards.

Les experts de la vie, généralement, sont comme animés d’une obsession incompréhensible et d’une sorte de messianisme à penser qu’ils peuvent vous apprendre des choses sur vous-mêmes.

Des exemples ? Oh ! Y a qu’à regarder la télévision…

Je viens de lire que les gens heureux regardent moins la télé. Que l’optimisme est très proche du bonheur. Que les repas de famille sont très importants. Et que l’intelligence émotionnelle s’apprend.

 
Il y a cent ans un nain pensait gouverner le monde.

Il avait peur.
Il se sentait si petit.
Il avait la haine.
Il voulait épurer.
Il voulait raconter l’Histoire de son point de vue.
Il s’est suicidé avec sa compagne…
Savoir se dominer est un moyen parmi d’autres de se faciliter la vie.
Malgré les nains contemporains de ce siècle-ci, qui peuplent nos belles rues contemporaines, qui ont peur et la haine eux aussi, et qui veulent qu’on se tue pour eux. Pff !

 
Les sages ne disent pas que des conneries malgré les odeurs, les couleurs, les liqueurs aux alentours.

Exemple ?
Pie Tshibanda, un fou noir au pays des blancs.
Il a dit y a quelques jours :

"Il arrive qu’un homme politique, de l’Europe ou d’ailleurs, fasse, à propos de notre pays (la RD Congo), une déclaration qui ouvre dans nos cœurs des blessures mal cicatrisées. Dans mon film, « La valise de Mobutu », j’en donne une illustration avec Sarkozy qui rêvait de normaliser les relations France-Rwanda au prix de l’intégrité du territoire congolais. 

En ce moment où les Rwandais pleurent les victimes du génocide et les autres, avec la compassion de la communauté internationale et la nôtre, je voudrais saluer les propos du ministre belge des affaires étrangères, qui, à sa manière, a eu le courage de nous rappeler ce proverbe : « Lorsque tu as un doigt accusateur pointé sur ton voisin, n’oublie pas les autres doigts qui te pointent à ton tour ».

A propos des événements tristes du Rwanda, ne serions-nous vraiment qu’en présence de deux camps : les bourreaux, tous du même camp et les victimes, toutes de l’autre ? L’heure est au recueillement et non à la polémique, mais c’est tout de même dans ce cadre-là que Monsieur Didier Reynders a attiré l’attention sur l’Est du Congo et sur certains événements récents en Afrique du Sud. Les faits sont têtus ? Ils le sont au Congo aussi.

Pour ma part, je souligne que notre continent ira de l’avant lorsque nous, Africains, cesserons d’être des victimes innocentes qui n’ont jamais une part, minime soit-elle, dans nos malheurs. Je rêve du jour où, à un étranger qui me dira : « Tue ton frère ! », je répondrai : « Entre frères nous dialoguons, nous ne nous tuons pas. » Je rêve aussi du jour où, mon mandat de Président fini, j’accepterai volontiers de libérer le poste. Alpha Blondy a chanté : Si nous avons été vendus et colonisés, c’est parce que parmi nous il y a des KAMPIRI (des imbéciles)."
 
Fin de citation.

Je suis fatiguée, je vais me coucher. (C'est moi qui reprends la parole)

Avec cette phrase qui martèle dans ma tête : Peu importe d’où je viens, ce qui compte c’est la direction que j’ai décidé, choisi de prendre désormais… celle du repos et du sommeil réparateur pour l’instant...

1 commentaire:

  1. Bonjour, Mme Mumbu,

    Je suis une traductrice américaine travaillant avec Natasa Durovicova et Chris Merrill à l'International Writing Program à Iowa City, Iowa. Natasa m'a passé votre conte "Moi et mon cheveu" à traduire, ce que j'ai fait avec plaisir. Elle me dit maintenant que naturellement il nous faut votre permission pour le publier dans le journal littéraire de l'IWP, 91st Meridian. Est ce que vous serez d'accord pour nous l'accorder ? Natasa attend votre adresse mail de l'ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, mais comme on a trouvé votre blog, j'ai pensé que ce serait peut-être un peu plus efficace. Vous pouvez m'écrire à addie.leak@gmail.com.

    Merci beaucoup de votre réponse !

    Addie Leak

    RépondreSupprimer