lundi 30 mars 2015

De partage, toujours de partage…


« Rouler des pierres présente des risques ! »  
Une réflexion de Paul Calzada

 
Je suis en mode silence, tais-toi !

Mais ce n’est pas évident quand on a décidé de gérer et partager un espace de mots. Alors je remets, en grands décalages je l’avoue, ma combinaison et ma plume, mélangées à d’autres pour rester debout.

J’ai lu ceci ce matin, comme pas mal de gens peut-être, abonnés au même endroit et partageant la même foi. À ce propos, une amie m’a dit que je parlais pas mal de « religion »… C’est une identité que je veux porter désormais sans avoir à le cacher. Comme certains leurs vêtements de marque. Ouais, je veux juste avoir à le marquer, c’est important, sans entrer dans la vie des gens et leurs croyances. Je m’affiche juste. Comme les riches, comme les sportifs, comme les mannequins, comme les grandes puissances capitalistes.

Et c’est comme cela, il faudra compter avec, dans mes sujets, en dehors du Congo si cher… L’endroit où j’ai vécu les plus belles années de ma vie, lieu de formation et fondement du pays que je suis devenue et que je me suis construit…

 

Pour revenir à Paul Calzada – pas besoin de savoir qui c’est pour les non-initiés, il raconte ceci dans son partage :

Homère décrit quel était le supplice de Sisyphe : “Il était condamné à faire rouler une énorme pierre jusqu'en haut d'une montagne, et quand il était près d'en atteindre le faîte, alors la masse l'entraînait, et l'immense rocher roulait jusqu'en bas. Et il recommençait de nouveau, encore et toujours, indéfiniment…”

 
"La pierre revient sur celui qui la roule" !

On récolte ce que l'on sème.

 
Parfois nous oublions l'effet boomerang de nos actions, ou de nos paroles. A vouloir manipuler les autres, à vouloir les “rouler”, un jour ou l'autre cela nous revient à la figure. Nos actions ne sont pas sans conséquences, elles produisent des réactions qui parfois peuvent se retourner contre nous.

Ayant eu une dispute avec l'un de ses voisins agriculteurs, un jeune-homme, alla semer sur le champ, ensemencé de blé de son voisin, de l'ivraie. Le champ fut infesté par cette mauvaise plante et le blé fut totalement ravagé. Le jeune-homme riait en voyant cela, et était satisfait de sa vengeance. Quelques années plus tard, ce jeune-homme tomba amoureux de la fille de cet agriculteur. Le jour du mariage, le beau-père offrit à ce jeune-homme devenu son gendre, le champ en question. Pendant des semaines et des mois, il dut, lui-même, arracher l'ivraie qu'il avait semé !

 
"La pierre revient sur celui qui la roule" !

On récolte ce que l'on sème.

 
Si vous semez la zizanie (autre nom de l'ivraie), vous serez un jour ou l'autre rattrapé par la zizanie, elle se retournera contre vous. Si vous semez l'amertume ou la calomnie, ne vous attendez pas à récolter la joie. Si vous lancez des pierres au-dessus de vos têtes, attendez-vous à les revoir tomber sur vous !

Pour le Sisyphe d'Homère, le problème venait de ce que la pierre était lourde. S'il avait dû amener en haut de la montagne, un galet que l'on met dans un sac, cela n'aurait pas été difficile. Mais il devait rouler une pierre qui était lourde, et qui même semblait devenir de plus en plus lourde, au fur et à mesure qu'il montait.

Ne cherchez pas à porter des charges qui dépassent vos forces. Elles risqueraient de rouler sur vous, et de vous écraser. Reconnaissez vos propres limites. Certaines pierres pour être roulées, nécessitent l'effort conjugué de plusieurs bras. Travaillez dans la collaboration et la communion.

 On peut essayer cela dans l’interpersonnel, et aussi dans le communautaire.

On peut l’observer en politique… En fait, tout se recoupe et se rejoint.

En tout cas !

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